Le dimanche 22 juin 1997, Didier Seguin disparaissait, à l'âge de 29 ans, dans le petit village de Lescun, au sud du département des Pyrénées-Atlantiques (64).
| Né le | 20 septembre 1967 |
|---|---|
| Âge | 29 ans au moment de sa disparition |
| Taille | 1,66 mètre |
| Poids | entre 70 et 75 kg |
| Corpulence | trapu |
| Yeux | marron |
| Cheveux | bruns, coupés très courts au moment de sa disparition |
| Signes particuliers | une tache « café au lait » sur la hanche gauche ; une bague en argent à l'auriculaire gauche |
Didier était domicilié à Mérignac (Gironde), dans la banlieue de Bordeaux. Agent de sécurité, il était employé par une société privée chargée de la surveillance des locaux de l’Urssaf à Bordeaux.
Depuis plus de 9 ans, personne ne l'a revu. Son compte bancaire n'a plus été utilisé et aucune administration (Sécurité sociale ou autre) n'a eu de ses nouvelles. De nombreuses recherches dans les environs n'ont pas permis de retrouver sa trace. Sa disparition est donc inquiétante.
Sa famille demande à toute personne pouvant fournir un renseignement concernant Didier Seguin de lui laisser un message à l'adresse famille@didier-seguin.info.
<a href="http://www.didier-seguin.info" title="La disparition de Didier SEGUIN à Lescun (Pyrénées-Atlantiques)"><img
src="http://www.didier-seguin.info/images/banniere.gif" width="468" height="60" alt="La disparition de Didier SEGUIN à Lescun (Pyrénées-Atlantiques)" /></a>
Le jour de sa disparition, Didier Seguin se trouvait seul dans la maison de vacances de ses futurs beaux-parents, située dans le village. Son déjeuner était préparé, mais Didier n'avait pas mangé. La maison était fermée à clé et sa voiture a été retrouvée près de la maison, à sa place habituelle.
Passionné de montagne, moniteur de ski, Didier connaissait très bien le secteur et aimait s’y promener, en particulier sur le parcours du sentier de grande randonnée GR10. Mais il n’était pas du genre à prendre des risques. Il lui arrivait rarement de partir seul, encore moins les jours où le temps n’était pas très beau. Or, ce jour-là, une fine bruine tombait sur le massif.
Une personne a témoigné l’avoir vu dans le village, équipé de son sac à dos et de son bâton ferré, vers 11 h 15 - 11 h 30. Comme aucun autre témoignage n’a été recueilli, la famille ignore quelle direction il a prise. Didier Seguin est donc censé avoir disparu dans la montagne des environs de Lescun.
Des recherches intensives ont été effectuées dans un rayon de plusieurs kilomètres autour de Lescun, par le survol de deux hélicoptères, par une cinquantaine de personnes, par les gendarmes du peloton de haute montagne d’Oloron-Sainte-Marie, par la famille et des amis de Didier, qui tous ont fouillé le secteur, parcouru les différents sentiers, jusqu’au 9 juillet, recherches qui se sont poursuivies de façon plus espacée pendant tout l’été.
Des appels à témoins dans le journal Sud Ouest n’ont donné aucun résultat. Dès sa disparition, la famille de Didier Seguin a alerté tous les clubs de randonneurs, de pyrénéistes, d’alpinistes, de chasseurs. Cette partie des Pyrénées est très fréquentée en toutes saisons ; il ne s'agit pas de haute montagne. Le relief s’étage entre 870 mètres au village, 1446 mètres au pic d'Ourtasse, 1979 mètres au pic d'Oueillarisse, 1539 mètres au Sommet de Mansalier et 2318 mètres d’altitude au Billare, excursions à une distance raisonnable du village pour une journée.
Les parents de Didier ont déposé une plainte pour enlèvement et séquestration à la gendarmerie de Bedous (64) le 19 août 1997. Sur l’insistance des parents, de nouvelles recherches ont été menées par quarante-cinq gendarmes de plusieurs brigades le 27 octobre 1997 ; un important secteur a été de nouveau ratissé, toujours sans résultat. En novembre, les parents ont engagé deux guides de haute montagne qui ont effectué d'autres recherches dans d’éventuelles cavités non encore vérifiées. Au printemps 1998, les recherches ont été reprises par trois guides de haute montagne. Aucune trace n’a été découverte, y compris de son équipement.
La commune de Lescun comporte de nombreuses maisons situées à l’écart du bourg ; sur 200 habitants environ, une centaine au plus vivent dans le village. Dans ces petites communes, tous les gens se connaissent et savent plus ou moins ce que font leurs voisins. Didier n’a donc pas pu partir un matin d’été sans que plusieurs personnes le voient. Pourquoi seulement deux habitants ont-ils témoigné ?
Comment, dans une région qui n'est pas de la haute montagne, qui de plus est parcourue toute l'année par de nombreux randonneurs, chasseurs, ramasseurs de champignons, etc., quelqu'un peut-il disparaître ainsi totalement, sans que personne en ait découvert la moindre trace depuis plus de huit ans ? Si Didier a été victime d’un accident en moyenne montagne, pourquoi n’a-t-on pas retrouvé son corps ou des accessoires lui appartenant : vêtements, sac à dos, bâton de marche ?
Il est impossible que Didier Seguin ait disparu volontairement dans un village isolé en abandonnant absolument tout : papiers, argent, voiture. Ses parents ont fait analyser son écriture : il n’était pas dépressif ; il n’avait aucun problème de travail ; sa compagne et lui faisaient des projets de mariage.
Agent de sécurité à l’Urssaf, aurait-il été témoin de quelque chose de suspect, l’aurait-on suivi de Bordeaux jusqu’à Lescun pour le tuer ?
A-il été témoin de quelque chose de gênant dans le village et l’a-t-on éliminé à cause de cela ? A-t-il été victime d'un enlèvement à l'extérieur du village ? A-t-il vraiment quitté Lescun ou a-t-il été enterré ou jeté dans un puits à l'intérieur même du village ? Personne, en effet, n’a dit l’avoir vu prendre une quelconque direction.
Pourquoi le procureur de la République de Pau, Jean-Pierre Dreno, a-t-il refusé d’ouvrir une information judiciaire ? Même si Didier était majeur, il s'agissait d'une disparition inquiétante.
Le journal Sud Ouest a publié le samedi 19 janvier 2002 un article sur la disparition de Didier.
(Cliquez sur l'article pour en agrandir des parties)
Le mercredi 11 août 2004, des ossements humains ont été trouvés au bord d'un ruisseau à Etsaut (Pyrénées-Atlantiques), à environ 10 kilomètres du village de Lescun, à proximité du chemin de randonnée GR10. Le journal Sud Ouest a fait paraître un article sur le sujet le vendredi 13 août 2004.
Selon les enquêteurs, les recherches sur les ossements ont déterminé qu'il s'agissait d'un homme. Dans le but d'identifier la personne décédée, les gendarmes du secteur ont pris contact avec la famille de Didier Seguin, qui s'est rendue sur les lieux de la découverte.
Les enquêteurs ont dit à la famille qu'il s'agissait sûrement de Didier, puis quelques jours plus tard que ce n'était pas lui ; de nouveau, il s'agissait bien de lui, ensuite, ce n'était pas Didier. Il est facile d'imaginer le stress subi par la famille. Les gendarmes n'ont jamais montré aux proches de Didier le sac à dos ni les vêtements trouvés près des ossements.
Avec les méthodes modernes d'investigation, il était pourtant relativement simple de savoir s'il s'agissait ou non de Didier : il suffisait de comparer l'ADN des ossements avec l'ADN de la mère de Didier, qui s'était proposée tout de suite pour un prélèvement. N'obtenant pas de réponse de la part des enquêteurs, la mère de Didier a refait la même demande auprès du parquet du tribunal de Pau par l'intermédiaire d'un avocat. Le quotidien Sud Ouest a publié le 23 décembre 2004 un autre article sur l'absence de réponse du parquet.
La mère de Didier a dû attendre le début de mars 2005 et insister de nouveau pour que soit enfin ordonnée et effectuée une comparaison d'ADN. Pour le prélèvement nécessaire à cette recherche, Madame Seguin a été convoquée à la gendarmerie d'Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques), à 250 kilomètres de son domicile, tandis que l'analyse a été réalisée à Bordeaux, près de chez elle. En mai enfin, le résultat a été communiqué : le corps retrouvé ne serait pas celui de Didier. L'attente angoissante continue.
Aujourd'hui, la famille n'a toujours pas obtenu l'ouverture d'une enquête pour disparition inquiétante et le corps découvert n'a apparemment toujours pas été identifié. Une famille ou des amis recherchent peut-être l'homme dont le signalement a été publié dans l'édition du journal Sud Ouest du 25 janvier 2005.
À partir du 17 février 2005, le journal Sud Ouest a publié plusieurs articles relatant la disparition de Yoann Vasquez, âgé de 21 ans, dont la voiture a été retrouvée à l'entrée du chemin de la Mâture, sur la commune d'Etsaut (Pyrénées-Atlantiques). C'est dans ce secteur proche de Lescun que le corps de l'homme non identifié avait été découvert en août 2004.
| 17 février 2005 | 10 mars 2005 | 27 mai 2005 |
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D'autres recherches intensives ont été effectuées en mai 2005, sans résultat. À ce jour, en mai 2006, Yoann n'a toujours pas été retrouvé. Le tribunal de Pau a classé l'affaire en accident à la fin de l'année 2005.
Un autre jeune homme a disparu le dimanche 5 juin 2005. Sa voiture a été découverte sur le territoire de la commune d'Escot (Pyrénées-Atlantiques), à une vingtaine de kilomètres de Lescun.
| 7 juin 2005 | 9 juin 2005 |
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Ces trois disparitions et cette découverte d'ossements se sont produites dans un secteur assez réduit, comme le montre la carte ci-dessous.
De haut en bas, les points rouges indiquent :
Ces disparitions et ce décès n'ont peut-être en commun que le lieu géographique.
Il est demandé à tous les randonneurs, pêcheurs, chasseurs, etc., circulant dans le secteur d'être attentifs aux indices qui pourraient permettre de comprendre ce qui est arrivé à Didier, Yoann et Philippe.
Lescun est un village d’environ 200 habitants.
Le département des Pyrénées-Atlantiques est situé à l'extrême Sud-Ouest de la France, dans la région Aquitaine.
Lescun se trouve dans le canton de Bedous, au pied de la chaîne des Pyrénées, dans le département des Pyrénées-Atlantiques.
Lescun est en zone de moyenne montagne. Cliquez sur les quatre parties du plan ci-dessous pour obtenir des agrandissements.